Mercredi 17 novembre 2021

Bloc 2C Communications

Formation à distance

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14 h – 14 h 30 – Communication 1

L’inclusion des étudiant(e)s autistes dans les environnements numériques (ENA) au postsecondaire

Dans le contexte entourant la COVID-19, les étudiant(e)s postsecondaires (soit au cégep et à l’université) se voient modifier leur environnement d’apprentissage, maintenant numérique, au moins jusqu’à l’automne 2021 (Gouvernement du Québec, 2020). Cependant, plusieurs d’eux et elles perçoivent l’enseignement différemment depuis le début de la pandémie, ce qui les rend inquiets quant à leur avenir (FCÉÉ, 2020). Leur motivation est influencée par le changement vers un environnement numérique (ENA), ce qui peut particulièrement affecter les étudiant(e)s plus à risque et qui vivent déjà des difficultés au quotidien, dont celles et ceux avec un diagnostic d’autisme (Pinder-Amaker, 2014). Dans le cadre de cette communication, nous faisons un état des lieux concernant l’apprentissage dans les ENA pour les étudiant(e)s autistes postsecondaires à travers une recension de la littérature scientifique internationale. D’abord, nous observons des bénéfices en lien avec leur rendement scolaire (Blanc et Guay, 2017) et leurs habiletés sociales (Downing, 2014). Puis, nous soulignons certaines problématiques, dont une désorientation dans l’ENA, ce qui peut exacerber certaines difficultés vécues en lien avec l’autisme, dont des déficits dans les fonctions cognitives, les échanges réciproques avec les pairs et les professeur(e)s, la participation sociale et l’accès à des accommodations (Dawn et al., 2019; Meyers et Bagnall, 2015; Turcotte et al., 2015). En mobilisant la pyramide d’accessibilité numérique (Lussier-Desrochers et al., 2016), cette proposition mettra en lumière la situation complexe vécue par les étudiant(e)s autistes au postsecondaire, caractérisée par les facteurs technologiques, personnels et environnementaux associés à l’accessibilité numérique.

Marie-Eve Lefebvre (Université de Montréal)

14 h 30 – 15 h – Communication 2

Quand la formation à distance prend le virage de l’inclusion

On s’intéresse de plus en plus aux enjeux d’équité, de diversité, d’inclusion et d’accessibilité en éducation. En raison de leurs visées communes en termes de flexibilité et d’accessibilité, la formation à distance est un terrain propice aux approches inclusives. Davantage, on constate que les bonnes pratiques en technologie éducative trouvent écho dans les recommandations issues des principes de la conception universelle de l’apprentissage (CUA). Sommairement, la CUA propose de rendre d’emblée accessibles (PCUA, n.d.) plutôt que d’attendre les demandes d’accommodement, en diversifiant au niveau de la représentation des concepts, des moyens d’action et d’expression ou des sources possibles d’engagement (CAST, 2018). Cette communication s’intéresse donc à la fois aux constats réalisés dans les dernières années en recherche et aux applications concrètes en formation à distance. En recherche, certains chercheurs croient que l’absence de preuves suffisantes ne permet pas d’appuyer le déploiement de la CUA à grande échelle (Murphy, 2020), alors que d’autres sont plus nuancés et mettent en lumière effets positifs et défis rencontrés (Capp, 2017; Ok et al., 2017; King-Sears et Johnson, 2020). De plus, on constate que son ambiguïté, sa grande flexibilité et sa complexité conduisent aux difficultés de son intégration et de l’étude de son efficacité (Hollingshead, Lowrey et Howery, 2020; Rao et al., 2020; Smith et al., 2019).) Sur le plan des pratiques, par des exemples issus de cours à distance, on constate qu’il est possible d’illustrer l’application de principes et des lignes directrices. Ainsi, une plus grande sensibilité à la diversité de la population étudiante s’exprime par l’application de la CUA en contexte de formation à distance.

Caroline Brassard, Patrick Plante (Université TÉLUQ)

15 h – 15 h 30 – Communication 3

Scénariser l’encadrement des étudiants : un outil pour vous aider!

En formation à distance, l’encadrement des étudiants représente un incontournable et constitue une dimension fondamentale du soutien de l’apprentissage (Wion et Gagné, 2008). Par le passé, les interventions prévues pour les personnes qui assurent l’encadrement des étudiants étaient connues et ponctuelles (contact de démarrage, correction, etc.). Toutefois, l’accroissement de l’utilisation des outils numériques a facilité les échanges entre les apprenants et les personnes qui les encadrent (Loisier, 2010). Ce qui est le cas aussi dans les autres modes de formation (présentiel, hybride et comodal). Il en résulte que le rôle de ces personnes a considérablement évolué (Dir et Simonian, 2015). On assiste à une augmentation de la quantité de moments d’interactions avec les étudiants (Depover et Quintin, 2011) et à la diversification des interventions. Or, pour une personne qui doit assurer cet encadrement, comment arriver à planifier les interventions qui seront ou pourront être faites dans le cadre d’un cours? Dans le cadre du développement du cours en ligne ouvert à tous (CLOT) « COFAD : Concevoir et encadrer un module de cours à distance » développé par l’Université de Montréal en collaboration avec d’autres établissements, un outil pour la scénarisation de l’encadrement a été conçu et est disponible sous licence Creative Common. Ainsi, avec cet outil, il est possible de planifier les interventions d’encadrement selon les différentes dimensions de l’encadrement (Rodet, 2020), différents outils de communication, etc., et ce, pour des cours dans tous les modes de formation. Dans le cadre de cette communication, cet outil sera présenté.

Serge Gérin-Lajoie (Université TÉLUQ)

Bruno Poellhuber (Université de Montréal)

Marie-Josée Tondreau (Cégep virtuel)

Normand Roy (Université de Montréal)

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