Mercredi 17 novembre 2021

Bloc 1A Symposium

Développement des interactions et rétroactions à distance

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Le GRIIP : un exemple de collaboration interdisciplinaire et d’utilisation du numérique

Collaborer dans le but d’atteindre un objectif commun est une stratégie susceptible de présenter de nombreux avantages (diversité et complémentarité des expertises, multiplicité des perspectives, etc.) que l’on retrouve dans les milieux universitaires. L’utilisation du numérique peut également faciliter cette stratégie. La collaboration permet notamment d’aborder des enjeux partagés par plusieurs établissements (p. ex., la grande diversité des besoins étudiants). Au Québec, le désir de se regrouper pour réfléchir à certains enjeux guide les travaux d’une communauté de pratique vouée à la pédagogie universitaire dans le réseau de l’Université du Québec (UQ) : le Groupe d’intervention et d’innovation pédagogique (GRIIP). Le GRIIP propose au personnel qui enseigne dans les établissements du réseau de l’UQ de s’ouvrir à une diversité de stratégies pédagogiques appuyées par la recherche et l’expérimentation dans ce domaine par une panoplie de moyens : webinaires, autoformations, banque de questions d’évaluation, activités en pédagogie universitaire, etc. Dans le cadre de ce symposium, plusieurs de ces moyens seront présentés afin de mettre en évidence l’apport de ces outils pour le développement institutionnel de la pédagogie universitaire. Plus précisément, les communications qui en font partie présenteront comment la collaboration interdisciplinaire contribue à la coconstruction d’un programme d’autoformation et le dispositif d’autoformation Enseigner à l’université ainsi créé par le GRIIP. De plus, nous aborderons comment il est possible de réinvestir les apprentissages de l’autoformation et de favoriser les interactions par une communauté d’apprentissage en pédagogie de l’enseignement supérieur.

Organisateur du symposium

Alain Huot (Université du Québec à Trois-Rivières)

10 h 30 – 11 h – Communication 1

La collaboration interdisciplinaire : essentielle à la coconstruction d’un programme d’autoformation

L’élaboration de programmes universitaires dépasse les cours crédités habituellement offerts dans les universités. Ils peuvent donc prendre plusieurs formes. Lorsque le Groupe d’intervention et d’innovation pédagogique (GRIIP) du réseau de l’Université du Québec a décidé de mettre en place une formation, sous forme de modules d’autoformation, pour les personnes qui enseignent (nouvellement) à l’université, il s’est inspiré d’une approche par compétence. Pour ce faire, des groupes de travail se sont partagé la réalisation de cinq modules d’autoformation. Pour faciliter le tout, une structure collaborative formée d’un comité de pilotage, d’une équipe de création et de plusieurs équipes de conception (une par module) a été mise en place. Ainsi, le travail de professeurs, de chargés de cours et de conseillers pédagogiques d’horizons variés s’est structuré par la collaboration interdisciplinaire et la coconstruction d’une « coquille » de formation en utilisant des outils numériques. Cette communication vise à exposer la structure mise en place pour mener à terme ce projet, les arrimages interdisciplinaires réalisés de même que les outils numériques utilisés. Des retombées sur le fonctionnement des établissements du réseau de l’Université du Québec (et d’ailleurs dans le monde!) seront également abordées.

Alain Huot (Université du Québec à Trois-Rivières)

11 h – 11 h 30 – Communication 2

Enseigner à l’université : des modules d’autoformation

L’arrivée dans le métier d’enseignant universitaire se fait souvent dans la rapidité : charge de cours obtenue à la dernière minute, peu ou pas d’expérience en enseignement malgré une grande expertise disciplinaire… Afin de faciliter cette intégration dans le monde de l’enseignement, des modules d’autoformation ont été élaborés selon une formule accessible et souple par une équipe de travail du Groupe d’intervention et d’innovation pédagogique (GRIIP) du réseau de l’Université du Québec. Ce dispositif d’autoformation est divisé en modules gratuits, qui se veulent être des outils complémentaires aux activités de formation et d’accompagnement déjà en place dans les établissements. Ces modules ont été développés de manière à préparer les enseignants aux différentes situations auxquelles ils pourraient faire face en termes de conception de cours, d’encadrement et d’évaluation des étudiants. Basée sur le cycle de Kolb (1984), la démarche pédagogique privilégie les réalisations concrètes qui pourront être réutilisées par l’apprenant au cours de sa vie professionnelle. Ces modules de formation constituent une solution facile à exploiter pour les établissements, qui apparaît comme essentielle et même nécessaire (Demougeot-Lebel et Perret, 2011). Ils viennent ainsi soutenir la structure de développement professionnel des enseignants.

Nadine Cambefort (École nationale d’administration publique)

Hélène Meunier (Université du Québec à Montréal)

11 h 30 – 12 h – Communication 3

Favoriser les interactions par une communauté d’apprentissage en pédagogie de l’enseignement supérieur

Le temps est un facteur important à prendre en compte dans le développement professionnel. En effet, les occasions de réseautage que sont les traditionnels colloques, congrès, séminaires et formations en présence demandent temps, énergie et coûts parfois faramineux. En complément aux modules d’autoformation Enseigner à l’université, offerts en ligne, les membres du GRIIP ont mis en place, à compter de l’automne 2019, une communauté d’apprentissage qui offre aux personnes intéressées par leur développement pédagogique et par le réseautage divers lieux de rencontres. La communauté d’apprentissage en pédagogie de l’enseignement supérieur vise à sensibiliser le plus grand nombre de nouvelles personnes enseignantes du réseau de l’Université du Québec quant à l’importance de la dimension pédagogique dans l’enseignement ainsi que ses retombées sur l’engagement dans les études et sur la réussite des étudiants et étudiantes. Afin d’animer cette communauté d’apprentissage, plusieurs axes sont proposés, dont l’animation d’ateliers complémentaires aux modules d’autoformation Enseigner à l’université, un soutien individualisé par une ou un professionnel(le) en pédagogie présent€ dans chaque établissement ainsi qu’un lieu d’échange, de partage et de diffusion d’informations liées à la pédagogie de l’enseignement supérieur. L’utilisation de la technologie dans ce contexte permet non seulement de diminuer les coûts et le temps relatifs aux déplacements engendrés habituellement par des formules plus traditionnelles, elle favorise l’interaction entre les divers membres de la communauté d’apprentissage, et ce, de diverses façons. Cette communication traitera de la structure sous-jacente à cette communauté, de son fonctionnement et des retombées, notamment sur leur incidence du point de vue organisationnel.

Marie-Michèle Lemieux (Université du Québec)

Rodney Leurebourg (Université du Québec en Outaouais)

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